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CSE - CR n°7

le réseau ferré autour de Perpignan

 

Perpignan le 03 mai 2011

                                               Conseil de suivi et d’évaluation du projet Territorial de développement durable

                                               Hôtel d’agglomération Perpignan Méditerranée

                                               11, boulevard st Assiscle

                                               66006 PERPIGNAN CEDEX

                                               Compte rendu de la commission mobilité durable n°7

Membres de la commission présents :

Mmes Francine LAUER et Eliane RIBERT, Mrs  Jean-Luc CAIGNAERT et Serge  PIOLI. 

Absente : Mme Françoise BARLIER

Rapporteur : Mr Serge PIOLI

 Notre commission rappelle son impatience à connaître la décision de PMCA à propos de la DSP « Transports en commun de l’Agglo ». En effet, depuis le début de l’année, rien ne peut avancer dans le domaine de la mobilité durable « en attente » du choix du nouveau prestataire de service. Choix qui devrait intervenir, après la phase de « discussion » à la fin de ce mois de mai.

La Commission demande instamment à la Présidente de tout mettre en œuvre pour que ce « blocage » saute dès que le Président de PMCA aura désigné le « vainqueur » et qu’elle puisse rencontrer dans les plus brefs délais l’équipe du nouvel adjudicataire et les techniciens de PMCA.

-          Eliane RIBERT (  pottok66@aol.com ), nouveau membre de notre commission, présente les buts de la nouvelle association « apiedenville » tels que détaillés dans les statuts: à savoir- favoriser l’usage de la marche à pied dans la ville  de Perpignan, agglo et département - s’assurer que les  déplacements pédestres seront pris en compte dans les documents d’urbanisme et de déplacements urbains de manière à limiter en ville la place de la voiture et les moyens de déplacements bruyants et polluants et enfin de faire respecter par tous les moyens légaux l’application des lois et règlements édictés en faveur des modes de déplacement non motorisés.
Elle annonce que le thème développé par l’Atelier d’Urbanisme en novembre prochain sera, à l’instigation de son association, « la piétonisation du centre ville».
La commission se réjouit de voir sa représentativité de tous les modes de déplacements « doux » renforcée.
 
-          Serge PIOLI fait part de la proposition de l’association qu’il représente (VeloenTet) à propos du point 4 de notre mémorandum (rappel : 1/ vélo, 2/ piétons, 3/ transports en commun, 4/ train). 
Dans le cadre de notre réflexion « contre le tout-auto », cette proposition vient à point nommé. Il s’agit de « récupérer » auprès de Réseau Ferré de France, dans le cadre d’une DSP ou autre,  les voies ferrées en cours d’exploitation actuelle et fortement déficitaires qui forment une étoile autour de Perpignan. Cette étoile couvre exactement les trajets des bus à 1€ du CG.
 Il en existe 4, voire 5 : (cf. PJ).
·    Villefranche de Conflent – Prades – Le Soler – dépose à St Charles.
·    Cerbère – Banyuls – Port-Vendres – Collioure – Argelès – dépose zone commerciale Mas Balande –Méga-Castillet / raccordement avec le BHNS. Cette ligne sera à terme abandonnée puisque remplacée par le tunnel du Boulou. 
·    Céret – St Jean Pla de Corts – (seul tronçon nécessitant des travaux de ré-électrification) – Elne puis raccord sur la ligne précédente.
·    Salses – St Estève – St Charles (une fois la voie de délestage Ouest TGV construite).
·    5è possibilité : le chemin de fer touristique La Pradelle – Rivesaltes fortement déficitaire, qui pourrait se raccorder à la ligne précédente et desservir le nouveau port-sec de Barcelone dont l’installation est prévue après l’aéroport. Les trémies des anciennes gares de la période industrielle du fer pourraient servir de stockage pour le nouveau combustible renouvelable qui se développe : les déchets de bois.
 Avantages : 
 -prise en compte du devenir du trafic ferroviaire grandes lignes (ligne TGV + contournement Perpignan) et revitalisation du site ferroviaire de Cerbère (ateliers de maintenance du matériel roulant) et de la plateforme ferroviaire de St Charles.
- désengorgement de routes fortement touristiques, surtout en période de vacances.
- « fixation » intelligente du développement « d’éco-lotissements » le long d’une voie de desserte évitant l’utilisation (de + en + chère) de l’automobile (2è voiture obligatoire pour les familles non-urbaines). Ces zones de développement d’habitation sont celles prévues par le SCOT, et sont appelées à absorber les 30% supplémentaires de population attendue d’ici 2025.
- non-engorgement de l’actuelle gare TGV (Centro Del Mon) déjà saturée…
- création de zones de « dépose » directement reliées au réseau BHNS.
- service à cadences régulières et à horaires adaptés à la demande des populations concernées (par exemple pour le nouveau lycée d’Argelès dont les élèves proviendront en grande partie de la zone côtière touristique de Cerbère à Banyuls).
 - coût d’exploitation fortement diminué, tant pour l’entretien du matériel roulant que du support (voie ferrée contre route).
- et bien sur, moindre pollution, et donc préservation de l’air que nous respirons …
 Le matériel de « type train-tram », à haute capacité de chargement et de déchargement, moins gourmand en énergie (grâce, entre autres, aux possibilités de stockage d’électricité par système de récupération à inertie au freinage) peut emprunter les voies actuelles, être maintenu en état sur la plateforme de Cerbère, faire des aller-retour sur chaque ligne, s’arrêter sans trop de dépenses de création de plateformes de dépose grâce aux zones de passage à niveau existantes qui deviendraient des points de contact rail route pour l’approche par les usagers éloignés), transporter les vélos sur des wagons spécialisés.
Cette solution éviterait de créer ou d’élargir de nouvelles voies routières qui sacrifient les zones vertes, le paysage, la vocation touristique et agricole des « poumons verts » encore existants et augmentent mathématiquement le trafic automobile et ses inconvénients.
 La commission « mobilité durable » souhaite que cette conception intelligente de l’aménagement de notre territoire pour les 50 ans à venir soit privilégiée et que les services compétents de PMCA la prennent rapidement en compte.
 
-          Jean-Luc CAIGNAERT se réjouit que les abribus soient en cours d’harmonisation sur le territoire de l’agglo et que l’affichage des réseaux et des horaires des bus communautaires devienne cohérent. Il souhaite que la mise à jour régulière soit de la responsabilité de chaque mairie pour les tronçons qui la concernent, en relation avec les services techniques le CAPM et de son prestataire pour l’homogénéité du format. L’affichage de la carte réseau et des horaires pourraient ainsi être proposés dans plusieurs points de la cité hors abris bus (mairie, point presse ….etc.)
 
Plus personne ne demandant la parole, la réunion est levée à 19h40.