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E viva la Velorucion !

les vélorutionnaires chantent place de la loge ...

 

Samedi 10 Mars, avenue Paul Alduy, une joyeuse troupe de cyclistes, colorée et bruyante, a pris le « chemin » du centre-ville de Perpignan pour se rendre à la Mairie, Place de la Loge,  où rendez-vous avait été pris pour la remise d’une lettre de doléances à nos édiles.

En effet, rallier la fac au centre, ou… à la gare est toujours une aventure.

Certes, récemment, quelques bordures de trottoirs ont bien  été rabotées, mais il manque encore des aménagements pour franchir les croisements, les ronds-points et surtout des pistes cyclables matérialisées …

Les étudiants sont à Perpignan  «  la  population » qui utilise le plus le vélo : leurs moyens financiers ne leur permettent pas de s’offrir une voiture, et quand ils en ont une, ce n’est évidemment pas un modèle neuf consommant peu, mais plutôt la vieille voiture de la famille qui avale (en ville !) ses dix litres de super au 100 km, et à bientôt 2€ par litre …. faites le compte !

D’autant plus qu’elle est souvent en panne (vu son âge !) et que (quand elle veut bien démarrer) elle pollue autant qu’un semi-remorque !

Or, tout le mode le sait, les étudiants sont jeunes, éduqués … et donc plus soucieux de l’avenir de notre planète.  Aussi ont-ils obtenu, de longue lutte,  des arceaux pour attacher leur vélo pendant les cours, organisé un atelier de réparation et participent-ils, chaque année, à la semaine de l’environnement.

Déguisés, coiffés de perruques, vêtus de pyjamas, soufflant gaiement dans des trompes et tapant sur des casseroles … ils ont partagé l’asphalte avec les gilets jaunes de VéloenTêt  pour rallier le centre en faisant halte place Cassanyes, place Rigaud, place Arago et Place de la République pour chanter à l’unisson sur des airs de Brassens  ou de Brel des compositions de circonstance :

 (sur l’air d’Amsterdam)

 « dans les rues de Perpi, Y’a des vélos qui gueulent

Des pédales qui râlent, des dérailleurs qui, pleurent 

Dans les rues de Perpi, Y’a des voitures qui trainent

Leurs vapeurs étouffantes, des brumes encrassantes… »

A la mairie, Jean-Michel HENRIC, le Monsieur vélo de la Municipalité, les attendait et a écouté leurs doléances en promettant de transmettre immédiatement à Jean-Marc PUJOL et d’appuyer leurs revendications.

Un pic-nic a ensuite réuni tout le monde sur la Place de la République.