Depuis 5 ans VET (Vélo en Têt) se débat avec courage et détermination pour promouvoir l'usage de la bicyclette comme moyen de déplacement à Perpignan et dans le département. Pour cela les aménagements cyclables sont la première des améliorations à exiger tant la réticence des usagers potentiels est majoritairement liée à l'absence d'équipements spécifiques et au danger des voitures adjacentes (« si c'était moins dangereux j'utiliserais mon vélo »)
En 2006 suite à une mini-enquête réalisée à la faculté est apparu qu'un deuxième facteur limitait l'usage du vélo en ville : l'absence même de vélo et d'offre de location.
Nous avons donc réfléchi aux améliorations possibles et dans un premier temps envisagé un partenariat avec l'auberge de jeunesse dont le gérant à donner son accord pour accepter sur son site des vélos à louer mais sans s'en occuper lui même du fait d'un manque de personnel. Une lettre à la mairie en ce sens est restée sans réponse.
Dans un second temps une lettre avec cette idée de développer l'offre de location a été faite aux responsables des parkings de la ville. Elle est également restée sans réponse.
Début 2007 nous avons rencontré le maire de Perpignan (Mr Alduy) avec qui nous avons, entre autres choses, évoqué la location de vélo en proposant de créer nous même une structure pour peu qu'il nous aide financièrement et mette à notre disposition un point central de location. Sa réponse fut « je ne le sens pas, les économies aidées ça ne fonctionne pas, il faut laisser le marché faire ». Il nous a conseillé néanmoins de nous rapprocher de son adjoint responsable des transports (Mr Zidani). Nous avons, là aussi, envoyé une lettre restée sans réponse.
Déçus mais pas complètement découragés nous avons alors envisagé de nous concentrer sur la location de longue durée, à la faculté pour les étudiants notamment. Nous nous sommes rapprochés du Conseil Général. Une réunion a alors eu lieu mi mai avec comme conclusion un avis favorable pour faire une étude de faisabilité et l'intérêt de créer cette structure intermédiaire.
Nous avons donc décidé à 3 de créer cette nouvelle association, qui pourra évoluer en SCOP ou SCIC ou autre, qui peut d'après ces statuts employer du personnel, et dont le but est de promouvoir l'usage du vélo notamment par la location
Notre ambition numéro 1 est de créer, ou faire créer, une velostation dans le nouveau complexe du projet gare (gare TGV, gare routière, hôtel d'agglo....).
Il nous paraît en effet que cette chance historique ne se représentera pas et qu'il est urgent d'envisager, avant que tout le bâtit soit figé, un site suffisamment central et grand pour y créer une velostation , c'est à dire un lieu où l'on puisse garer, entretenir son vélo ou en louer un si l'on n'en posséde pas.
Notre première initiative a donc été de rencontrer, la responsable de l'ADEME (Mme Cheylan), de l'agglomération (Mr Aeshbacher), de la ville de Perpignan (Mr Boulhel), du Conseil Général 66 (Mlle Llugany) et d'écrire aux responsables de chacune des instances concernées (l'Agglo, la Mairie, la SNCF, le CG66, la Préfecture) pour que chacun comprenne l'enjeu historique de la situation. Il nous semble en effet que chaque instance ne soit que peu concernée, pas suffisamment en tous les cas pour être porteuse de projet. Nous nous voyons donc comme des catalyseurs d'une réaction qui n'est pas spontanée... Ces lettres ont été suivies de courriels plus nombreux aux différents intervenants.
Il semblerait qu'un avis favorable se dessine pour commanditer une étude sur la faisabilité d'une vélostation à la gare. Cette étude serait pilotée par un comité dirigé par l'Agglomération.
Au delà de cette urgence que représente la vélostation de la gare notre ambition est de favoriser l'usage du vélo par la mise à disposition d'une flotte de vélo. On peut notamment envisager :
Faut-t-il rester une association de lobbying comme nous avons commencé à le faire ou bien faut-t-il proposer nous même de nous occuper des points de location (aidés par l'association "DRECERES QUALITE" éventuellement) ?
Faut-t-il attendre que les Bureaux d'étude rendent leur rapports pour refaire surface ou bien faut-t-il se « faire la main » et se lancer en attendant dans la location longue durée pour la rentrée universitaire ?
Comment réussir à ce que les intervenants de bords politiques opposés réussissent à travailler ensemble comme ils l'ont fait pour le transport des handicapés et qu'ils ne se servent pas de nous pour régler leur comptes ?
locovélo