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Le CSE rencontre J-M PUJOL, Maire de Perpignan

salle du Conseil Municipal de Perpignan

Les membres du CSE rencontrent la Mairie de Perpignan:

Pour la ville de Perpignan :

Jean-Marc Pujol, Joëlle Anglade (CM déléguée à l’environnement et l’aménagement), Dominique Schemla (CM délégué aux relations Ville / PMCA), Jean-Michel Henric (CM délégué aux Mobilités), Xavier Hémeury (DGS), Dominique Pieri (DAST), Patrick Berger (Directeur de l'environnement et propreté urbaine), Dominique Zitoli (directeur aménagement urbanisme et architecture), Sandrine Cottineau (chargée de mission aménagement durable).

 Introduction de Chantal Gombert, remerciements.

Rappel de l’objectif du CSE pour cette réunion : se rapprocher de la ville de Perpignan, présenter les travaux du CSE, ce que peut apporter le CSE à la ville.

Nécessité de développer la transversalité et la diffusion d’expérience entre toutes les communes de l’agglo.

Un rapport a été remis au mois de décembre 2010 à Monsieur le Maire, portant sur le premier bilan  d’activité du CSE. Fin décembre 2011, un rapport final sera remis et présenté au conseil municipal de Perpignan. Un rapport intermédiaire sera donné courant de l’été.

La mission essentielle du CSE est le suivi et l’évaluation des fiches actions Grenelle 2015. En parallèle, le CSE met en place deux initiatives pour se rapprocher des habitants :

-          Les rendez-vous du CSE : Rencontres citoyennes. Conférence débat avec le public sur des thèmes du développement durable (Environnement et santé, Eau, Alimentation, Urbanisme, …)

-          Challenge sur l’exemplarité des ronds points entre les communes, dupliqué auprès des habitants et leur jardin, sorte de charte faite à titre d’exemplarité

 

Rappel de la construction du CSE et présentation des 6 commissions ainsi que de leurs membres.

 

Déjà certains questionnements :

-          Politique française en matière de développement de l’énergie solaire (cf. moratoire PV)

-          Adéquation entre le PADD du SCoT et les documents d’urbanisme des communes

-          Harmonisation tarifaire entre les bus du Département et de PMCA

 

Le CSE souhaite être partenaire et complémentaire.

Déroulé de la réunion : introduction de Jean-Marc Pujol, puis présentation de 3 minutes des 6 commissions par leur rapporteur avec une à deux questions par commission posées aux élus et techniciens présents de la ville de Perpignan.

 

JMP : Le CSE est la bonne méthode pour faire avancer les choses. Pour la ville, la stratégie en matière de développement durable est de mettre en œuvre de nombreuses petites actions concrètes, dans tous les domaines. Difficulté majeure : changer les comportements et les mentalités. Il faut envisager un modèle économique de la société (l’eau, la nature, l’énergie, la consommation de l’espace).

  

Commission Energie, Nathalie Mazet

5 réunions en commissions, avec 3 thèmes qui concernent la ville.

Le G2015 est ambitieux en matière énergétique, et il est bon que l’aspect production soit associé à la maîtrise de l’énergie.

1.       Généralisation des toitures solaires : Nombreux projets en cours. Les nouvelles réglementations auront des impacts sur cette politique.

2.       OPATB : Point clé : accompagnement prévu pour les propriétaires pour encourager à la rénovation. Doit être mené en parallèle avec un volet emploi / formation. Un bémol : l’aspect énergétique sur les travaux prévus secteur gare passe au second plan devant l’aspect rénovation urbaine. + difficulté de transposition à d’autres quartiers

3.       Plan lumière : maitrise de la consommation + meilleure qualité de l’éclairage + réduction maintenance sur les appareils + commande de l’éclairage pionnier (zone par zone, adapté au lieu)

 Pas de gestion de la chaleur : solaire thermique, géothermie. Les actions de rénovation doivent être amplifiées (surtout pour le confort de vie).

 

Questions :

-          Quel rôle pour la ville pour inciter à la rénovation (public et privé) ?

-          Comment mutualiser l’expérience entre les communes  (ex : plan lumière) ?

 

JMP :

Plan lumière : 3.4 M€ sur 2010-2012, remplacement de 8700 luminaires (60% du parc). Baisse de consommation d’environ 43% et économie 400 000€ par an.

Toitures solaires : 8MW de puissance installée. 8% de la conso électrique résidentielle de la ville est solaire. 5 bâtiments municipaux équipés.

Attention à l’effet d’aubaine sur le solaire.

PNRQAD : Il faut sensibiliser sur l’importance de l’isolation auprès des habitants.

Ces projets entrainent un surcoût : ex l’éco quartier (30% supérieur au m²).

  

Commission Mobilités, Serge Pioli

-          Changer l’esprit du tout voiture, car augmentation du prix du pétrole, piétonisation du CV, normaliser l’information pour les TC entre les communes de PMCA.

-          Pour le vélo : des efforts ont été réalisés mais doit aller plus loin : les zones 30 doivent être matérialisées et élargies aux boulevards à zone 50.

-          Equiper les parcs relais, améliorer la sécurité pour les vélos

-          Il ne faut pas partager les zones piétonnes et cyclistes

-          Arceaux de stationnement différenciés moto et vélo

-          Piétons handicapés : supprimer les stationnements latéraux du Bd Clémenceau et Charles de Gaulle.

-          Centre ancien piétonnisé avec parking place République exclusif pour les résidents locaux

 

Question : A quand la piétonisation du centre ancien ?

 

JMP : Il existe un projet : d’abord finir le TCSP Clémenceau et Charles de Gaulle, la rocade NO puis débouché du Bd NE (extraction de 30k voitures jour) avant piétonisation quai Sadi Carno puis centre ancien. 2013 : débat sur la piétonisation en centre ancien.

 

 Commission Agriculture, Jean Sales

Les ambitions affichées dans les fiches actions du thème Agriculture et alimentation sont trop ambitieuses. Les propositions de la commission sont la simplification.

Fiche 21 : travailler sur un modèle de réduction de l’ambition et hiérarchiser les 4 sous actions de la fiche, associer tous les acteurs (public, profession, institutions).

Fiche aménagement des jardins St Jacques : un cabinet a été missionné, mais n’aboutit pas car manque de volonté, de finesse politique. Manque une bonne accroche entre PMCA, ville, population. Le projet a aujourd’hui 5 ans.

-          Structurer les circuits avec le SIST, par exemple, en rédigeant un cahier des charges type

-          Proposer et étendre à toutes les cantines du département

-          Moderniser le système pour le rendre reproductible à d’autres départements.

 

Pour les jardins familiaux :

-          Rédiger et proposer aux communes une charte des jardiniers (engagements de la commune / engagement du postulant jardiner / rapprochement avec la population / modéliser l’exemple)

 

Question : La ville va-t-elle mettre concrètement en œuvre un changement de méthode ?

 

JMP :

-          Jardins saint Jacques : c’est une compétence économique, donc agglo.

-          Circuits courts : problème : les cahiers des charges sont européens : interdiction de privilégier les producteurs locaux, car principe de concurrence. De plus, c’est un problème limité, car agriculture = développement de moyens, assurer permanence et volumes de production. Quelle est la capacité des opérateurs sur site (marché) d’acheter les productions locales ? La ville aide à la restructuration de l’activité économique. Il y a eu beaucoup de détournements d’activité agricole aux JsJ, pour pouvoir construire des villas, d’où mitage du secteur. Le PLU a été partagé avec les agriculteurs. Il ne faut pas sanctuariser les espaces agricoles, car sinon on arrache.

 

JS : Il faut aller plus vite. Il ne faut pas sanctuariser. Soit il y a une activité éco, soit pas. Ceux qui s’en sortiront pourront structurer le territoire et alimenter la population locale. S’inscrit dans la dynamique socio-économique.

 

D Schemla : Volonté des Chambres d’Agriculture de sanctuariser les espaces agricoles.

G Hugues : maximum : 200 tonnes de F&L sur l’année pour le SIST, donc importance économique relative. Par contre 7500 familles bénéficient de la restauration. L’important sont les actions partenariales gravitant autour de l’alimentation : la santé et le développement du goût.

 

 Commission Espaces et ressources naturelles, Henri Got

H Got : La commission a ciblé son travail sur l’eau, la biodiversité, les pesticides, et prochainement les ondes électro magnétiques.

L’eau : il est important de parler de l’emploi de l’eau, mais aussi de son origine, pour savoir combien nous pouvons en utiliser. L’arrosage par les canaux d’irrigation représente 50% de l’eau consommée dans le Département (le reste : nappes superficielles et profondes). Or cette ressource va en s’amenuisant, notamment à cause de l’augmentation des températures (+2° : évaporation). Un lien avec la commission agriculture est à créer (les agriculteurs sont les premiers utilisateurs des canaux).

Dans le monde, nous prélevons 10 fois plus d’eau que nous en consommons (agriculture : 1.5x).

Gestion intégrée de la zone côtière GIZC : Problème sur la frange littorale en lien avec l’habitat (pb alimentation en eau et assainissement et évacuation des eaux usées). Enjeux : équilibre entre économie touristique et respect de l’environnement. Perpignan est concerné.

 

Question : En Espagne, 347 000 mètres cube d’eau sont réutilisé, contre 7.7 en France. La mairie de Perpignan peut-elle réutiliser l’eau issue de la station d’épuration step de Perpignan ?

 

DS : L’eau de la step repart dans la Têt, et pourrait arroser les Jardins Saint Jacques. Pb : la réglementation française ne le permet pas.

XH : pour l’alimentaire, interdit, mais pas pour le nettoiement des espaces publics.

H Salvayre : les step fonctionnent à 30-50%. Il faut donc faire des step efficaces et plus performantes.

J Douay : Perpignan est la seule commune de l’agglo à avoir inclue dans son PLU la trame verte. Problème : mise en cohérence avec les communes mitoyennes de Perpignan. Lien important avec le SCoT. La cohérence est le mot-clé de la réunion.

Préférence donnée aux plantes méditerranéenne peu consommatrices en eau à la ville de Perpignan + choix des espèces en lien avec le risque de leur dissémination. Traitement des espaces invasives botaniques : ces espèces représentent un danger en terme de biodiversité (ex : les dunes du littoral). Problème traité sur les sites protégés, mais pas ailleurs. Il faut donc faire un effort sur la formation et l’information envers les personnels des collectivités.

Les pesticides : la seule solution alternative sérieuse est le passage à une production agricole bio. Favoriser le fauchage mécanique, des matériels performants, des déchetteries avec des récupérateurs spécialisés dans la récupération des eaux de rinçage.

 

Question : où en est-on de la diminution des emplois des produits phytosanitaire ?

La ville a-t-elle déjà un retour d’expérience sur l’utilisation des conteneurs enterrés ?

 

DS : La trame verte : aujourd’hui, la solution passe par le SCoT. Pb : il reste peu de compétences au niveau communal, et la majorité des maires de Perpignan Méditerranée souhaite garder le contrôle de son PLU, donc il faut les convaincre. Un travail est réalisé avec l’AURCA et les maires de l’agglo.

Les pesticides : situation planétaire complexe (démographie). Mais pourra t on refuser les OGM pour nourrir la population planétaire ? Perpignan : 0 pesticides sur les espaces verts, sauf les terrains de sport et voiries.

J Anglade : Perpignan travaille avec le réseau Plante et Cité, pour échange d’expériences. Le zéro phyto est difficile à mettre en place car représente un coût, acceptation de la population de voir certaines herbes folles. Il faut former les élus sur ce point pour qu’ils convainquent les habitants.

Sant Vicens est un ouvrage hydraulique de premier plan. Son parking a été rempli d’eau à la dernière pluie, mais phénomène normal, à expliquer à la population.

JS: le désherbage thermique n’est pas vertueux, car nécessite de l’énergie.

DS : les conteneurs enterrés : en cours d’équipement de tous les quartiers. Le problème : hyper centre, difficile d’équiper les maisons étroites de poubelles de tri. Un sac translucide devrait être distribués aux habitants de l’hyper centre.

J Anglade : certain commerçants ne plient pas les cartons, et bouchent les conteneurs enterrés.

C Gombert : Proposer un ramassage spécifique cartons pour les commerçants.

DS : Rappel de la convention avec l’ADEME sur la prévention des déchets : -7% de tonnage dans 5 ans.

 

 Commission Ville Archipel, Eric Vila

E Vila : 2 thèmes essentiels : docs urbanisme (SCOT, PLU, …), et les éco quartiers + réserves foncières. Les éco quartiers doivent être spécifiques à notre département. Le Pou de les Colobres devrait difficilement voir le jour. Proposition de la commission d’une charte de l’éco quartier et de l’éco lotissement.

Plus rapide à mettre en place : les éco lotissements, pour juger de certains paramètres plus particulièrement (eau, déchets, sécurité des enfants, VRD, bâtiments énergétiques) sur certains éco lotissements. Pourrait servir de base à la mise en œuvre de solutions pour les éco quartiers.

 

Questions : La ville est-elle favorable aux éco lotissements ?

La ville a-t-elle réalisé un référentiel ou une évaluation sur les éco quartiers existants en France ou international ?

 

J Anglade : Le Pou de les Colobres est un grand espace (34 ha) qui prendra en compte tous les aspects du DD. 2 axes : problème de la maîtrise du foncier et hydraulique (c’est une cuvette inondable et non constructible pour une grande partie). Autre question : le projet d’urbanisation : quand et qui (aménageur) ? Le but est que l’éco quartier ai commencé avant l’échéance politique de 2014. L’aspect méditerranéen sera pris en compte (récupération des eaux de canaux pour irriguer les espaces verts, choix des espèces végétales) ; il sera différent des éco quartiers du nord de la France ou d’Allemagne.

X Hemeury : la ville peut faire des éco quartiers et des éco lotissements. Elle encourage déjà sur certaines zones (Miséricorde) la prise en compte d’enjeux DD.

E Vila : il faut raisonner à long terme : ce n’est pas grave si l’éco quartier ne sort que dans 5 ans. Par contre il peut déjà être envisagé que les lotissements construits actuellement soient des éco lotissements.

D Schemla : le cahier des charges qui sera proposé dans le cadre d’éco lotissements sera promu, à l’échelle de Perpignan Méditerranée.

  

Commission Ville éco citoyenne, Gérard Hugues

G Hugues : Travail sur les éco gestes en interne et externe. Des actions vont être menées en ce sens à PMCA via le recrutement d’un cabinet (Agenda 21), la commission créera un lien avec ce dernier. D’autre part, la commission a contribué à la rédaction d’un cahier des charges pour le recrutement d’un cabinet qui aura pour mission d’assister le CSE dans la rédaction du rapport final d’activité (évaluation participative du projet territorial de développement durable du territoire de PMCA). Dans le cahier des charges apparaît aussi la volonté de faire travailler en transversalité les commissions au travers un certain nombre de thématiques.  Il faut pérenniser au quotidien les actions qui permettent de changer les habitudes, les comportements (aller au-delà de la semaine du DD, la fraîche attitude, …).

 

Question : la ville de Perpignan est-elle prête à suivre le CSE dans cette notion de transversalité ?

 

J Anglade : Que peut proposer le CSE justement en ce sens ?

H Got : Il existe une proposition d’un cycle de conférences sur tout le territoire de PMCA, sur le thème du développement durable.

  

Conclusion C Gombert : Après avoir rencontré le Président de PMCA et le maire de Perpignan, l’idée est  maintenant de se rapprocher des maires des communes de PMCA. Le CSE demandera à rencontrer une nouvelle fois, avant la remise du bilan d’activité en décembre 2011, le maire de Perpignan.

 

D Schemla : Les membres des commissions du CSE peuvent se rapprocher des techniciens de la ville de Perpignan, comme ils l’ont fait avec PMCA.

 La séance est levée à 20h40.