Aller au menu

Où stationner son vélo à Perpignan ?

Il n'y a pas qu'à la fac qu'on manque d'arceaux...

Vous trouverez ci-dessous un article paru en septembre 2011 dans la Bavette, organe de l'association VéloenTêt. Les illustrations sont visibles ci-dessous.

Bonne lecture... et surtout bonne promenade à vélo!

Objet : stationnement des bicyclettes en ville.
À Monsieur J.-M. PUJOL, Maire de Perpignan.      Perpignan, le 23 septembre 2011.

Monsieur le Maire,
Notre association a pour objet la promotion de la pratique du vélo en ville, et est alertée régulièrement par des cyclistes, adhérents ou non, sur la problématique du stationnement des vélos en ville. Sur notre stand lors du précédent forum des associations au Palais des Expositions, de nombreux habitants de Perpignan ont regretté le manque de points d’accrochage pratiques et sécurisés et ont donné de nombreux exemples des désagréments que cela entraîne, notamment en termes de vols ou dégradations de vélos. Le premier de ces exemple concernait ce jour-là le palais des expositions lui-même...
Nous nous faisons l’écho de ces citoyens, et nous nous permettons de réitérer nos demandes récurrentes en ce sens. En effet, si nous constatons que la ville a installé de nombreux points d’accrochage sur son territoire, des points noirs persistent dans des lieux clefs.
En hyper-centre où la présence des cyclistes est la plus concentrée.
• Les arceaux à vélo qui étaient présents Quai Vauban ont été désinstallés pour le marché de Noël de
2009 et n’ont jamais été réinstallés. Les services de la mairie nous avait pourtant affirmé, dans un courriel du 3 novembre 2009 que « La suppression d'arceaux quai Vauban [était] provisoire [...] Les arceaux [seraient] rétablis par la suite ». Ce qui n'a jamais été fait.
• L’installation de la station BIP le long du Théâtre municipal, Place de la République, s'est fait à la
place des arceaux fort utiles dont nous avions obtenu l'installation. Malgré nos demandes, aucun arceau n’a
jamais été ré-installé. Une visite du marché le samedi matin vous permettrait de constater que de nombreux cyclistes attachent comme ils le peuvent leurs véhicules aux arbres, panneaux de signalisation historiques, … éléments architecturaux qui n’ont pas été prévus pour cela.
• Enfin, de nombreuses zones d’arceaux pour vélos en centre-ville sont principalement occupées par
des deux-roues motorisées (comme par exemple place des Poilus ci-contre).
Sur ce point, nous attirons votre attention sur le fait que l’utilisation du même type de mobilier pour les vélos et les deux-roues motorisés entraîne une confusion pour les usagers de ces derniers et les conduisent à sur-utiliser les arceaux vélo qui ne sont pas adaptés pour une moto ou un scooter : ceux-ci s'attachant
rarement aux arceaux, se glissent entre deux arceaux et condamnent la place pour au moins deux vélos.
Nous vous saurions donc gré d’engager une politique de différenciation des points d’accrochage entre ces deux types de véhicules ainsi que de dissuasion de l’utilisation des arceaux vélo par les deux roues motorisées.
Il ressort de ces éléments qu’à l’intérieur d’un cercle Pont d’en Vestit-Place Rigaut- Castillet-Place Arago, les cyclistes perpignanais ne se voient offrir, concrètement, quasiment aucun emplacement dédié, ce que vous pourrez constater en analysant la carte des points de stationnement (plan intégré dans la plaquette de la vélostation du Parking Arago).
Autre lieu de forte affluence, le Palais des expositions et le marché aux Puces ne sont pas équipés
d’arceaux de stationnement. Et enfin, à la sortie des établissements scolaires.
La pratique du vélo ne peut se développer qu’à partir du moment où les conditions de circulation et de
stationnement sont réunis. Très peu d’établissements scolaires sont munis d’arceaux à vélo, en interne ou sur les chaussées extérieures, y compris dans des bâtiments très récents comme l'école Jordi Barre, pour ne prendre que cet exemple. Que cela soit pour le personnel, pour les parents qui transportent leurs enfants (le temps de déposer leurs enfants), voir pour les enfants eux-mêmes (axe primordial du développement de la pratique du vélo en ville), il est nécessaire d’offrir des places de stationnement qui répondent aux attentes des usagers en termes de sécurité contre les vols mais aussi tout simplement de praticité (poser son vélo sans qu’il ne tombe, par exemple, sur des enfants !). Aussi nous insistons sur le rôle de la municipalité pour équiper, en concertation avec les équipes des établissements, les écoles maternelles et primaires dans le cadre d’une politique volontariste.
Concernant le stationnement des bicyclettes dans les nouveaux bâtiments, nous souhaitons rappeler ici que
l’inauguration de tout nouveau bâtiment d’envergure est l’occasion de ne pas oublier les cyclistes et de prévoir d’intégrer harmonieusement dans l’urbanisme des moyens conséquents de stationnement vélo, en anticipant l’augmentation de sa part modale que le Plan de Déplacements Urbains a préconisé. Nous pensons bien évidemment au parvis rénové de la gare SNCF côté centre ancien, que nous espérons être prochainement un centre d’intermodalité important, mais également aux abords du Théâtre de l’Archipel prochainement inauguré. Nous ne souhaitons pas à cet occasion revivre la déception du chantier de l'Arsenal, où malgré nos demandes insistantes et nos efforts pour que cet aspect soit pris en compte lors de sa rénovation, nous avons échoué à obtenir quelques simples arceaux. (voir http://veloentet.free.fr/spip.php?article36).
Sur tous ces points, nous vous saurions gré, Monsieur le Maire, d’engager des actions concrètes et de nous
tenir informés des projets de la municipalité. Dans l'impatience de les connaître, nous vous assurons de notre dévouement pour l'avenir de notre cité, et nous vous prions de recevoir, par la présente, l'expression de nos fort cordiales salutations.
Pour l'association Vélo En Têt, Caroline FORGUES