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Un cycliste tué à la sortie du 4è pont, rue des Coquelicots.

Une des deux pistes cyclables du 4è pont

Jeudi 30 janvier, un cycliste de 72 ans est mort sous les roues d'un camion, à la sortie du 4è pont, en direction de la rue des Coquelicots.

Cet horrible accident, qui a beaucoup marqué tous ceux qui en ont été témoins peut être imputé au choix "tout automobile" qui a été petit à petit imposé pour cette zone;

En effet, au début de l'existence du 4è pont, il y avait des feux tricolores pour réguler le trafic. car les concepteurs du projet avaient voulu donner priorité aux transports doux: 2 voies de bus pour les transports en commun, deux trottoirs larges avec bancs pour les piétons et deux voies cyclables pour les vélos. Ce 4è pont était un lien entre le Bas-Vernet trop enclavé (Avenue du Palais des Expos) et le centre-ville par la rue Claude Bernard.

Les feux étaient réglés 70% dans le sens Nord-Sud et 30% dans le sens Ouest-Est (Prades - Canet);

Et puis, bien sûr, les services de la voirie ont cédé à la pression automobile. Trop d'embouteillages les mois d'été....on a modifié les feux en inversant les proportions. C'était encore insuffisant! Alors on a supprimé les feux et on les a remplacés par un petit rond-point central à débit rapide... et puis on a raccourci la voie des bus en venant du Vernet pour redonner 2 voies aux voitures alors qu'elles n'en avaient qu'une au début;

Résultat:

Le trafic rue des Coquelicots et Avenue des Pervenches est devenu énorme, car 75% des voitures ne tournent plus rue Claude Bernard mais vont jusqu'à la petite rue du jardin d'Enfants pour accéder à Bourrat et continuer vers le sud de la Ville en faisant des Allées Manalt un des endroits les plus embouteillés de Perpignan aux heures de pointe..

Les piétons et les vélos ne peuvent plus traverser en sécurité l'axe Prades - Canet et désertent le 4è pont qui pourtant leur était dédié!

Et parfois, heureusement rarement, un drame se produit.

Moralité de l'histoire:  il faut être fermes sur l'usage des ouvrages publics, car toute faiblesse politique entraîne un usage dévoyé de son but premier, qui va dans le sens de la plus grande pente.