Aller au menu

Veli Vélo à Montreuil

Véli-Vélo à Montreuil
Véli-Vélo, ce concept de location longue durée (à la différence des Vélib’ parisiens),
a démarré il y a tout juste un an à Montreuil, mais décolle vraiment depuis trois mois.
Au départ, l’idée est de permettre aux habitants du Haut-Montreuil, mal desservi en 
transports en commun, de pouvoir se rendre jusqu’au métro Mairie-de-Montreuil à moindre
coût.

A un parc de bicyclettes classiques s’ajoutaient une quarantaine de vélos à assistance électrique. Dans une ville pourvue de fortes pentes, c’était comme la cerise sur le gâteau, les engins avaient d’ailleurs été testés avec succès auprès des employés municipaux.

« Nous étions persuadés que ça allait être la ruée sur les vélos classiques, moins chers à la location. Eh bien non! Ce sont les vélos à moteur qui ont pris », observe l’adjointe (Verts) Fabienne Vansteenkiste, en charge des déplacements et de l’espace public.

Le démarrage a été très lent. Fin septembre, à peine la moitié des vélos avaient trouvé preneurs. Il a fallu attendre le printemps et le beau temps pour que les locations démarrent, souvent avec enthousiasme. « Nous avons peu communiqué sur cet événement jusque-là, parce que les deux parkings mis à disposition pour ranger les vélos à la Boissière et près de la mairie ne fonctionnaient pas. Ça y est, ça marche », précise l’élue.

La ville entend désormais parler davantage de son Véli-Vélo, notamment avec la création prochaine d’un site Internet. Il s’agira aussi de dissiper des malentendus : le service, par exemple, s’adresse bien à l’ensemble des Montreuillois, pas seulement aux habitants du Haut-Montreuil. Le prix de la location des deux-roues dépend du quotient familial et va de 11,25 € à 40,50 € par trimestre pour un vélo classique, et de 45 € à 166,88 € par trimestre pour un vélo électrique. Il comprend l’entretien du véhicule — donc la batterie pour les électriques. Les usagers ont le choix entre une durée de trois mois ou d’un an.

Une centaine de contrats de location ont été signés jusqu’ici. « Plus d’une soixantaine de vélos ont été rapportés à la fin des contrats. Soit les gens se sont rendu compte que ça ne leur correspondait pas, soit ils ont décidé d’acheter leur propre vélo », précise l’adjointe, qui étudie actuellement la possibilité de ne pas prélever la caution de 150 €. « Cela rend un peu chère la location et bloque certains usagers », déplore-t-elle.